Patrimoine & médiation

Communication et médiation culturelle numérique

Musée

Aside

L’exposition revient sur les étapes de construction et le lancement d’un géant des mers qui se voulait une vitrine du savoir-faire et du savoir-vivre français. Les techniques et les matériaux utilisés sont largement abordés de même que l’organisation de la vie à bord. Le tout à l’aide d’un ensemble d’objets (plans, maquettes…), de mobiliers et d’oeuvres d’art en provenance du paquebot.

Visuel de l'exposition (Source: Musée national de la Marine)

On peut regretter que l’exposition n’ait pas davantage donné la parole aux passagers, même et surtout aux illustres inconnus, ayant navigué sur le paquebot. Cela aurait quelque peu renforcé sa dimenson “humaine”, et facilité l’identification du public à l’objet en question. Certes le témoignage d’un ouvrier ayant travaillé sur le chantier de construction du France est émouvant mais quelque peu esseulé parmi la masse d’objets et de plan présentés destinés plutôt à un public féru de technique. Il faut, en fait, se rendre sur le site web de l’expo pour retrouver d’autres témoignages vidéos. C’est un parti pris comme celui de ne nullement faire appel aux multimédias interactifs en privilegiant le plus souvent la mise en scène d’objets. Dans la découverte de cette exposition l’audioguide tient de ce fait une place primordiale dans la mesure où c’est lui qui assure la médiation entre le public et l’objet du discours. Son utilisation permet dans le même temps de réduire les contraintes liées au multilinguisme (place et taille des textes…).

Il n’en demeure pas moins vrai que pour une expo à portée générationnelle (s’adressant implicitement à la mémoire du public ayant “vécu” le lancement et les déboires du navire) la médiation aurait pu davantage faire appel à cette même mémoire collective, même anonyme. A moins que les organisateurs entendent plus jouer sur la fibre identitaire des visiteurs de nationalité française pour asseoir son pouvoir attractif. Une même fibre mise, au passage, à contribution, à la sortie de l’expo, pour la souscription de bons pour la construction d’un nouveau “France”, version second millénaire. L’occasion de prolonger encore pour quelques années le plaisir de la visite…

Aside

Lorsque l’on se rend au Musée du Quai Branly pour la première ce qui surprend d’emblée c’est l’architecture du bâtiment sur pilotis inséré dans des jardins peu répandus sous nos climats. A  deux pas de la tour Eiffel. Inauguré en 2006, porté alors par Jacques Chirac, cet ensemble connaît un véritable succès du point de vue de sa fréquentation. Il en peut en effet se targuer de posséder de nombreuses pièces d’art de civilisations extra-européennes, qualifiées de non-occidentales.

Tête de Moai embarquée sur l'île de Pâques en 1872 par une expédition française- Musée du Quai Branly

Tête de Moai embarquée sur l'île de Pâques en 1872 par une expédition française- Musée du Quai Branly

On peut bien évidemment s’interroger sur la provenance de ces pièces qui appartiennent aux cultures qui les ont produites et qui certainement pour nombre d’entre-elles été “pillées” dans le cadre de campagne d’exploration ou d’actions colonisatrices. Le fait est que ce musée est à l’heure actuelle unique en son genre et qu’il est bien difficile d’en appréhender toute la richesse en une visite de deux heures.

Dans ce cas précis l’audioguide proposé au guichet s’avère vraiment indispensable, surtout si l’on est néophyte en matière d’histoire de l’art.

C’est d’autant plus vrai en période de forte affluence; difficile de garder alors sa concentration lorsque des hordes de visiteurs parcourent les travées des expositions. L’audioguide permet alors de se poser, même éloigné des oeuvres commentées pour en saisir tout le contexte et la portée. Les assises relativement nombreuses facilitent cette posture. Certes toutes les pièces ne sont pas commentées mais celles qui le sont constituent une bonne introduction aux collections exposées.

Le maniement de l’audioguide, par ailleurs très peu encombrant, est aisé étant donné qu’il suffit de saisir le numéro de la pièce de collection pour en entendre le commentaire.

Ensuite ne reste que l’embarras du choix dans la sélection des oeuvres d’Afrique, d’Asie, d’Océanie ou encore des Amériques.
Des extraits vidéos consultables à partir d’écran tactiles incrustés dans des parois sont à la disposition de ceux qui souhaitent en savoir plus.

Et les moins pressés s’adjoindront les services d’un médiateur qualifié et il semble y en avoir dans cet établissement tant les enfants semblent enchantés par les animatrices qui les guident dans le musée.

Pour les autres la solution de visite efficace est bien celle de l’audioguide!

En savoir plus: www.quaibranly.fr