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Avec le label “Birding Euskadi” l’agence de tourisme de la Communauté autonome basque propose une nouvelle manière de découvrir les provinces du Gipuzkoa, de Biscaye et d’Alava au travers du tourisme ornithologique.

www.birdingeuskadi.com (Marais de Laguardia)

La Communauté autonome d’Euskadi est couverte par trois zones bioclimatiques clairement différenciées, en moins de 50 km de distance (atlantique, sub-cantabrique et méditerranéenne). Ce facteur engendre une variété de paysages et d’écosystèmes qui rend possible la coexistence de 347 espèces d’oiseaux soit 45% des espèces présentes en Espagne. Dont des espèces “spectaculaires” comme le vautour fauve, le vautour percnoptère d’Egypte, etc.

Dans sa stratégie de prise en compte de la segmentation des publics l’agence de tourisme d’Euskadi a, depuis quelques mois, tout simplement fait de cette richesse faunistique remarquable le pivot d’une campagne de communication (http://www.birdingeuskadi.com) destinée à toucher les touristes amoureux de la nature et, plus particulièrement, les passionnés d’ornithologie. Les promoteurs de cette initiative ont bien compris que ce hobby, le “birdwatching” rencontre aujourd’hui un succès grandissant, bien au delà des îles britanniques où il est depuis longtemps très populaire. Les potentialités en terme de venue d’«écotouristes» sont donc bien réelles à l’échelle internationale.

Car il s’agit bien là d’une forme d’écotourisme qui consacre le facteur environnemental comme levier de découverte d’une région. Mais s’agit-il de tourisme durable ? Les esprits critiques n’hésiteront pas à arguer du fait que pour découvrir les sites d’observation proposés depuis les frontières nord de la communauté autonome les touristes devront effectuer de nombreux kilomètres sur des infrastructures routières certes confortables mais à l’impact plus qu’évident sur l’environnement naturel… Les site d’observation sont en effet, à l’exception de la Baie de Txingudi (Gipuzkoa), tous situés en Alava… Et, chose étrange, la réserve de biosphère de la Ria d’Urdaibai (Biscaye) ne figure pas dans les spots recommandés sur la carte officielle du site http://www.birdingeuskadi.com.

Malgré tout, cette démarche originale de découverte des trois provinces basques les plus industrialisées au travers de leurs oiseaux reste, pour le moins, originale et on aimerait qu’elle se prolonge à la Navarre et au Pays Basque nord qui sont eux aussi des points de grand intérêt ornithologique en période de migration notamment.

Mais les oiseaux pourront aussi peut-être se dire “pour vivre heureux vivons cachés”

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L’inauguration du complexe était attendue. Critiquée avant même son ouverture en raison notamment des sommes engagées pour sa mise en oeuvre, la “Cité de l’Océan et du surf” est à présent une réalité architecturale du quartier d’Ilbarritz à Biarritz. Pour un visiteur sensibilisé à la thématique de l’écologie, une visite de deux heures suffira à mesurer tout le travail de médiation qui a servi de trame à la conception de l’ensemble des interactifs proposés pour témoigner de la richesse et de la fragilité des océans. Là est la véritable essence de ce centre : une divulgation scientifique de qualité portée par les nouvelles technologies.

© Cité de l'Océan et du Surf

Côté scénographie les amateurs de textes imprimés seront déçus : pas un seul panneau, pas un titre collé sur des parois qui demeurent aussi immaculées que les banquises australes.

On peut d’ailleurs, en dépit des visites animées par des médiateurs ou des comédiens, parfois se sentir décontenancé par l’omniprésence de la technique et de l’informatique. Mais paradoxalement  les procédés employés ne sont pas aussi spectaculaires que le laisse entendre la propagande officielle. Certes la Cité de l’Océan prend de temps en temps des airs de futuroscope (bathyscaphe et base sous-marine virtuelle…) – pour le plus grand plaisir des plus jeunes – mais sans jamais vraiment atteindre le niveau d’immersion du parc d’attraction poitevin. Et c’est tant mieux car le contenant ne doit jamais faire oublier le contenu. Et du contenu, il y en a. La foule de concepts exposés – toujours de manière interactive et en trois langues (français, anglais et espagnol… pas de basque donc nous y reviendrons…) – peut donner le tournis. D’autant plus que la consultation de multimédias fatigue relativement vite.  Une visite unique ne suffit donc pas et il faut donc au moins une seconde visite pour appréhender l’ensemble des thématiques traitées.

Quoiqu’il arrive, les amoureux du surf resteront eux sur leur faim : rien à se mettre sous la dent si ce n’est quelques vidéos projetées dans un “tube” …raté il faut bien le dire du point de vue de l’immersion. Les instigateurs du projet seraient d’ailleurs en quête de nouveaux medium pour illustrer cette thématique.

D’autres resteront eux aussi sur leur faim: les habitants du Pays Basque qui restent attachés à leur langue, l’euskara. Pas un seul programme n’est proposé en basque. Cela paraît d’autant plus surprenant dans une ville dotée d’un service de la langue basque et dont on connaît l’attachement affiché de nombreux élus pour l’euskara.

On mesure ici tous les efforts qui restent à accomplir afin que la langue basque soit véritablement considérée comme une langue véhiculaire à part entière. Sur ce point au moins la Cité de l’Océan est loin d’être exemplaire et c’est bien dommage…

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Le Muséum national d’Histoire naturelle de Paris a ouvert en octobre 2010 une “galerie des enfants” destinée aux 6-12 ans.  Un espace spécialement conçu autour d’interactifs et d’objets (animaux naturalisés, moulages…) destinés à faire connaître aux plus jeunes sur une base scientifique mais toujours ludique des notions liées à l’environnement et à la biodiversité.

© Martine Voyeux/MNHN

Le muséum s’est défendu de faire une “galerie de l’évolution bis” mais ambitionne de sensibiliser de manière plus adéquate le jeune public (en n’oubliant pas le jeune public souffrant de handicaps visuels ou auditifs) aux thématiques naturalistes. Et ceci à commencer par le jeune public citadin (cela se ressent dans le propos, c’est visiblement l’une des “cibles” privilégiées de l’expo permanente).

L’espace s’organise sur deux niveaux avec sur le palier inférieur une introduction à la notion d’écosystème (thèmes de la ville, de la rivière, de la forêt amazonienne) et sur le palier supérieur une réflexion plus globale sur l’incidence de l’homme sur ces mêmes écosystème et sur la notion d’écocitoyenneté.

Les couleurs chatoyantes du lieu et les recours à une menuiserie de bois clair contraste singulièrement avec la “pénombre” de la grande galerie (il est vrai qu’une partie de l’éclairage de cette dernière était en réfection lors de ma visite…). On s’y sent bien pour apprendre.

Pas beaucoup de textes; l’accent est souvent mis sur l’expérimentation directe. On touche, on saisit les microscopes, on ouvre les casiers…

Côté multimédia une dizaine d’applications interactives sont mises à la disposition du public et un ensemble de jeux (par exemple celui-ci sur les chants d’oiseaux des villes) est d’ores et déjà accessible sur le site dédié à l’expo http://www.galeriedesenfants.com.

Le MNHN a véritablement mis ces applications au service d’une mise en valeur des collections naturalisées qui sont, ne l’oublions pas, au cœur de cette exposition. Avec un petit air de réalité augmentée, les enfants sont par exemple invités à découvrir une fiche d’identité des espèces présentées en les visant physiquement avec un écran de contrôle orientable, véritable “scanner” du vivant!

Une autre application multimédia marquante est cette table de l’écocitoyenneté ou les enfants sont amenés, après avoir écouté différents avis d’experts, à donner leur avis au maire de leur commune pour développer ou non l’usage de produits bio dans les cantines. Une réalisation originale et…responsabilisante !

Pas de doute cet espace remplit à merveille sa fonction de médiation et s’avérait nécessaire tant la richesse des collections de la grande galerie, déjà difficile à bien appréhender pour un adulte, mérite bien un éclairage complémentaire bien pensé pour les plus jeunes.

D’ailleurs ils le prennent déjà d’assaut…